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Division religieuse

Reformation protestante

La Rhénanie vers 1530. En haut quelques impressions de cette époque: la ville Blankenberg, située dans le Duché de Berg, l'empereur Charles V, le duc Guillaume de Jülich-Clèves-Berg et une couverture anabaptiste.

Depuis la Moyen Âge tardif, de grandes parties de notre région, y compris les villages Oberdollendorf, Niederdollendorf, Küdinghoven, Oberkassel et Honnef avec la montagne Löwenburg sont rattachées au duché de Berg. Au temps de la Réforme Protestante, les duchés de Jülich, Clèves (sur la rive gauche du Rhin) et Berg (sur la rive droite) sont réunis dans une famille, et le duc en titre Guillaume, dit le Riche (en allemand: Wilhelm, 1539-1592), est un homme puissant. Le duc est un humaniste ouvert d'esprit, dans ses terres vivent des catholiques ainsi que de protestants, et il voit les réformes initiées par le bon prince-archevêque de Cologne, Hermann von Wied, avec tolérance. Sa sœur Anne de Clèves est la quatrième femme de Henri VIII d'Angleterre.

Réforme Protestante

La réforme de Martin Luther se répand en Allemagne. Plusieurs princes se convertissent, par exemple les souverains de Hesse, du Palatinat, de Saxe et de Wurtemberg. Ils font ainsi par conviction, mais aussi pour des calculs politiques: en devenant luthériens, ils se libèrent de l'autorité du Pape et des cotisations outrageuses à la curie à Rome. En plus, ils peuvent créer leurs propres églises luthériennes nationales et ainsi renforcer leur position envers de l'empereur catholique, Charles V de la dynastie des Habsbourg. De toute évidence, la réforme n'est plus seulement une question de théologiens.

Charles V, cependant, est l'un des hommes les plus puissants de son temps, régnant sur un empire dans lequel "le soleil ne se couche pas": de vastes territoires en Europe, hérité de ses ancêtres espagnols et bourguignons, et les colonies espagnoles dans les Amériques et les Philippines. Charles V est le seul empereur Habsbourg qui, au moins pour quelques années, unie la puissance entière des Habsbourg dans ses mains. Le plus probablement il haït regarder la réforme protestante se répandre en Allemagne sans pourvoir intervenir - une guerre continue contre la France le retient à l'étranger. Pire encore, après avoir battu les Hongrois à la bataille de Mohacs en 1529, les Turcs ottomans menacent l'Empire. En 1529, le siège de Vienne commence. L'empereur doit faire un compromis: les luthériens peuvent pratiquer leur religion jusqu'à ce qu'un concile sur les questions de la foi puisse restaurer l'unité.

La lutte de l'empereur Charles V

Enfin, la paix est conclue entre Charles V, la France et le sultan ottoman. Entretemps, la réforme protestante s'est répandue encore plus loin, seuls l'Autriche, la Bavière et les trois états ecclésiastiques (sous le contrôle d'un évêque) de Cologne, Mayence et Trèves sont "officiellement" restés catholiques, mais aussi dans ces régions la réforme protestante a des adeptes.

En 1543, le duc Guillaume de Jülich-Clèves-Berg prétend au duché de Gueldre, ce qui le rendrait une superpuissance régionale. Cela suscite l'intervention de l'empereur Charles V. Après sa longue absence de l'Allemagne, il veut enfin imposer sa volonté à un prince allemand. Quand les troupes impériales passent par la ville de Bad Honnef dans notre région, ils se battent avec les hommes du duc, et de nombreuses maisons sont détruites. Enfin, le duc Guillaume est défait. Dans le traité de Venlo de 1543, il doit non seulement renoncer au duché de Gueldre, mais aussi sévir contre les adeptes de la réforme.

Finalement, le Concile de Trente (1546-1563) se réunie sur l'insistance de l'empereur. Pourtant, elle est dominée par le Pape, et ce n'est pas un concile allemand comme les luthériens l'avaient demandé, alors ils refusent de participer. Encore une fois Charles V prend les armes. Ses troupes, renforcées par des mercenaires espagnols et italiens, prévalent, et Charles V est à l'apogée de sa puissance. Un an plus tard, lors d'une une diète à Augsbourg, il "dicte" une religion pour les luthériens, l'Intérim d'Augsbourg (1548). Mais la plupart des luthériens éprouvent de la rancune, et même les princes catholiques craignent la domination croissante de l'empereur et de l'Espagne. Quand Charles suggère son fils Philippe II d'Espagne comme son successeur, les princes, soutenus par le roi de France, se révoltent contre lui. Après une défaite dévastatrice, Charles V se retrait (1556). Son fils Philippe II d'Espagne hérite l'empire espagnol, son frère cadet Ferdinand les terres autrichiennes de Habsbourg.

Le nouvel empereur Ferdinand Ier (1556-1564) fait la paix avec les luthériens. La paix d'Augsbourg de 1555 permet aux princes de choisir la religion dans leurs terres (en latin «cuius regio, eius religio). Cela revient à dire que les princes peuvent librement décider d'être catholique ou luthérien, et que leur décision est obligatoire pour leurs sujets. Ceux-ci ne sont pas libres ils n'ont pas la liberté de religion, sauf le droit d'émigrer au lieu de convertir. La paix d'Augsbourg donne aussi aux évêques catholiques le droit de se convertir. Dans ce cas, cependant, leurs biens et leurs territoires restent avec l'église catholique. Désormais, la foi catholique et la foi luthérienne sont reconnues, la foi calviniste ainsi que la foi anabaptisme restent interdites.

Calvinistes et anabaptistes en Rhénanie

Après la défaite de Charles-Quint et la paix d'Augsbourg, la réforme protestante se répand de nouveau dans notre région. Cependant, alors ce sont les enseignements de Jean Calvin qui prévalent, pas ceux de Luther. Calvin avait fondé l'Eglise réformée en 1541 à Genève. Ses enseignements se répandent vite en France, aux Pays-Bas, en Angleterre et en Écosse et plus tard en Amérique du Nord. En Allemagne aussi le calvinisme atteint des adeptes.

Dans de nombreux villages des paroisses calvinistes sont fondées, aussi à Niederdollendorf et surtout à Oberkassel. Mais il est dangereux de se confesser au calvinisme, et ces personnes ne peuvent pas célébrer leurs messes qu'en secret. Comme mentionné ci-dessus, la paix d'Augsbourg ne reconnait pas la confession calviniste. En outre, depuis 1566 les Pays-Bas calvinistes luttent pour leur indépendance de l'Espagne, règne par la ligne espagnole des Habsbourg. Alors, les autorités des Habsbourg en Allemagne ne tolèrent pas du tout des paroisses calvinistes si proche de la frontière de Pays-Bas.

Encore plus fort que le calvinisme dans notre région est l'anabaptisme prêché par Menno Simons. La communauté anabaptiste est surgie en 1521 à Zürich. Elle est très complexe et comprend des personnes qui consciemment souffrent l'injustice qu'on leur fait, mais aussi des gens militants et violents pour lesquels la fin justifie les moyens. Les anabaptistes n'acceptent pas le baptême des enfants, pour eux, le seul vrai baptême est celui des adultes de leur plein gré. En outre, ils demandent la liberté de culte religieux et rejettent toute autorité de l'église - une demande pour laquelle ils sont violemment pourchassés par les autorités catholiques et luthériens.

Ces anabaptistes sont non-violents, même pacifistes, mais néanmoins ils sont pourchassés. Depuis la Diète de Spire de 1529, les anabaptistes qui n'abjurent pas peuvent être exécutés sur place, sans procès. En Rhénanie, les autorités sont plus tolérantes, on essaye d'abord de convertir les anabaptistes et s'ils refusent de les déporter au lieu de les tuer, pourtant il y a des arrestations et des exécutions.

Guerre de Cologne (1583-1588)

Le Prince-archevêque de Cologne, Gebhard I Truchsess von Waldburg, s'est converti au calvinisme et a épousé la femme qu'il aimait, Agnes von Mansfeld. La paix d'Augsbourg lui en donne le droit, pourtant il l'oblige de renoncer à ses biens et ses territoires comme évêque. Gebhard refuse, et ce n'est pas seulement contre la loi, mais aussi un problème de politique impériale. Comme prince-archevêque de Cologne, il est un électeur impérial, et son vote maintenant calviniste pourrait aboutir à une majorité protestante dans le collège électoral. Le chapitre de la cathédrale de Cologne le remplace par Ernst de Bavière de la dynastie des Wittelsbach.

Les deux parties prennent les armes. Gebhard est soutenu par les troupes du Palatinat, le chapitre de la cathédrale par les troupes de Bavière et de l'Espagne. Aussi le Seigneur du Drachenfels prend parti pour lui. Au cours des prochaines années des violents combats ont lieu. En vain Gebhard se retranche sur le château de Godesburg près de Bonn, il est assiégé et on 1583 conquis et détruit. Le château fort sur Mont Drachenfels est assiégé plus d'une fois, mais il résiste. La même année, Königswinter est occupée et pillée jusqu'à ce que des troupes bavaroises viennent au secours. Gebhard doit fuir. Soutenu par des troupes néerlandaises, il reprend les armes et conquiert Bonn en 1587. Mais quand les Pays-Bas retirent leurs troupes en 1588, il doit abandonner la lutte.

Avec l'archevêque Ernst de Bavière, une série des archevêques de la dynastie Wittelsbach bavaroise commence (1583-1761). Au cours de la guerre de Cologne, de nombreux châteaux et villages médiévaux ont été détruits, la paix d'Augsbourg et la coexistence en paix des confessions sont violés.

Références

Les images historiques sont de la Wikipedia allemande, public domain section.