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Le Monastère de Heisterbach

  • Monastère de Heisterbach, Siebengebirge, ruine du cœur médiéval
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En route de Oberdollendorf à Heisterbacherrott vous voyez déjà de loin, à droite, le portail baroque (18ème siècle) du monastère de Heisterbach. Un peu plus tard, vous arrivez à la célèbre ruine du cœur de Heisterbach. C'est tout ce qui nous reste de l'église médiévale qui autrefois était une des plus grandes de la région, surpassée seulement par la cathédrale gothique de Cologne.

Le Monastère de Heisterbach a été fondée en 1189 par des moines cisterciens. A cette époque-là, Philipp von Heinsberg, archevêque de Cologne et l'homme le plus puissant après l'empereur du Saint Empire romain, leur avait demandé de s'installer dans les Sept Montagnes. Les moines se sont installés d'abord sur Mont Petersberg et y ont construit une chapelle.

Mais seulement trois ans plus tard, ils déménagent dans la vallée de Heisterbach. Dans le temps du deuxième abbé Gevard (1196-1209) et le troisième abbé Henri (1208-1240), la grande église est construite. Aujourd'hui, nous n'avons que la ruine du chœur et des reconstructions. Nous voyons un bâtiment en style roman tardif, et aussi que l'architecte connaissait le nouveau style gothique provenant de France, et qu'il faisait de son mieux pour concilier architecture exquise et l'idéal cistercien de simplicité.

Dans le Haut Moyen Age, les abbés sont des hommes importants, en contact avec les archevêques de Cologne et même les empereurs et rois. Le plus célèbre parmi les moines de Heisterbach est Caesarius qui y vit de 1198 à 1240. Nous le connaissons comme maître des novices par ses livres éducatifs, et aussi comme chroniqueur sincère des événements politique de son temps: la guerre civile entre Otton IV de la famille des Welfen y Philippe de Souabe da la famille des Hohenstaufen, et la vie et la morte violente de l'archevêque Engelbert de Cologne. Il aussi rédige l'histoire de la vie de la Sainte Isabelle d'Hongrie en préparation de sa canonisation. Dans le Moyen Age Tardif, en 1312, la chapelle au-dessus du Petersberg et le Monastère de Heisterbach sont déclarés lieux de pèlerinage.

Pendant les siècles suivants, le Monastère de Heisterbach connait des hauts et des bas. Son fin arrive en 1803, quand Napoléon 1er redessine la carte politique de l'Empire - les archevêchés sont expropriés, le monastère de Heisterbach est défait et sa démolition décrétée.

A partir de 1815, depuis la chute de Napoléon, les Siebengebirge font partie de la "Rhénanie Prussienne". Malgré sa démolition avait été décrétée en 1803, le chœur et quelque murs du monastère de Heisterbach sont encore là. En 1818, les autorités prussiennes interdisent autre démolition.

Ainsi, aujourd'hui nous n'avons que la ruine du chœur. Si l'on pense aux Siebengebirge, on pense au Monastère de Heisterbach aussi: comment motif photographique, ou comme lieu où trouver des moments de calme et de contemplation. Pourtant, pour intéressant qu'elle soit comme motif photographique, la ruine est aussi une "preuve de barbarie" comme le dit Hermann Josef Roth dans son article dans le livre allemand "Das Siebengebirge, Natur, Landschaft, Kultur".