La dynastie de Hohenstaufen

Siebengebirge histoire, la dynastie des Hohenstaufen
La dynastie des Hohenstaufen

Les archevêques de Cologne sont des personnes assez importantes dans l’Empire: ils ont le privilège de couronner les rois et ils sont chanceliers. Rainald von Dassel, chancelier de Frédéric 1er Barberousse, influence beaucoup la politique rigide envers l’Italie du Nord. Après la défaite et la démolition de Milan en 1162, il emporte les ossements des Trois Rois Mages comme butin de guerre à Cologne.

Le château fort sur Mont Drachenfels

Dans notre région, les montagnes Drachenfels et Wolkenburg avec le château fort sont dans le pouvoir des archevêques de Cologne. Mais leur hégémonie est de plus en plus disputée par les comtes de Sayn du sud et les comtes de Berg du nord. Pour fortifier sa position, en 1140 l’archevêque de Cologne Arnold I de Merxheim donne l’ordre pour construire un château fort sur le Drachenfels. Il est terminé pendant le règne de l’archevêque Rainald von Dassel.

Barberousse

Frédéric 1er Barberousse (1152-1190) est l’épitomé de l’empereur médiéval, mais c’est précisément lui qui doit apprendre qu’après la Querelle des Investitures, les papes ne se soumettaient plus à l’autorité de l’empereur. Pour de nombreuses années, Frédéric se bat contre les villes nord-italiennes et les papes, ou tous les deux, pour maintenir ce qui pour lui sont les droits et l’honneur de l’Empire, jusqu’à ce que finalement il doit accepter la situation et négocier la paix avec eux. Vers 1254, au milieu de la querelle avec le pape, le nom de Saint Empire romain apparait dans les chancelleries des Hohenstaufen. À la fin de sa vie, il parte avec la troisième croisade pour Jérusalem, mais il n’y arrive pas, il meurt en Anatolie.

Le Monastère de Heisterbach

Après l’empereur, l’archevêque de Cologne, Philipp von Heinsberg (1167-1191), est l’homme le plus puissant de l’Empire. Il se dispute même avec le roi lui-même, et pour un certain temps, celui-ci lui coupe le trafic sur le Rhin. En 1189, l’archevêque demande aux moines cisterciens de s’installer dans les Siebengebirge. Les moines construisent un ermitage en honneur de Marie sur une montagne appelée le Stromberg et le consacrent au Saint Pierre, ainsi la montagne obtient son nouveau nom: Petersberg (montagne de Saint Pierre). Mais peu ensuite ils abandonnent le Petersberg pour vivre dans une vallée proche, la vallée de Heisterbach. Sous le second abbé Gevard (1196-1209) et le troisième Henri I (1208-1240), l’église de l’abbaye est construite. A l’époque, elle est la plus grande de la région, surpassée seulement par la cathédrale gothique de Cologne.

Henri VI (1190-1197)

En ce temps-là règne Henri VI (1190-1197), fils et successeur de Frédéric Barberousse. Pendant son court règne il est plus puissant que tous ses prédécesseurs. Il se marie avec Constance, princesse normande et héritière de Sicile, et en 1195 il réussit à conquérir le Royaume des Normands en Italie du Sud et Sicile. C’est lui l’empereur qui tient captif le roi de l’Angleterre Richard Cœur de Lion pour plus d’une année. Les films de Robin Hood se situent à ce temps-là. Richard doit aussi prêter des otages, entre eux son neveu Otton, plus tard le roi Otton IV. Enfin, en 1194, sa mère Aliénor d’Aquitaine livre le rançon incroyable, et Richard est libéré. Après une grande fête à Cologne, on l’accompagne en Angleterre. Désormais, la ville de Cologne maintient des relations très bonnes avec Londres.

Caesarius de Heisterbach

Le plus célèbre parmi les moines de Heisterbach est Caesarius. Il entre au monastère en 1198 et meurt vers 1240. Nous le connaissons comme maître des novices par ces livres éducatifs, et aussi comme chroniqueur sincère des événements politique de son temps: la guerre civile entre Otton IV de la famille des Guelfes et Philippe de Souabe da la famille des Hohenstaufen et la vie et la morte violente de l’archevêque Engelbert de Cologne. Il rédige aussi l’histoire de la vie de la Sainte Isabelle d’Hongrie en préparation de sa canonisation.

La guerre pour le trône(1198-1208)

Henri VI meurt très tôt en Italie. Sa mort soudain laisse l’Empire en chaos, même anarchie. Son petit fils Frédéric n’a que deux ans, sa veuve Constance rompe avec les Hohenstaufen et l’Empire. Une guerre civile éclate en Allemagne entre Otton IV de la famille des Guelfes et Philippe de Souabe de la famille des Hohenstaufen. Comme Cologne était la capitale d’Otton, la Rhénanie est dévastée.

Le château fort sur la montagne Löwenburg

Une querelle farouche rage entre les comtes de Sayn, partisans de Guelfes, et Dietrich de Landsberg, partisan des Hohenstaufen. A ce temps là, vers 1200, le château fort sur la Löwenburg est construit par les comtes de Sayn. Avec leur château fort de Blankenberg, situé dans la vallée de la rivière Sieg, le château sur la Löwenburg assure la défense du territoire Sayn. Mais seulement le mariage du comte Heinrich III de Sayn avec Mechthild de Landsberg quelques années plus tard termine la lutte.

Otton IV (1198-1215)

Quand il parait que Philippe avait gagné et la guerre se terminerait, Philippe est assassiné en 1208. Pendant les années suivantes, Otton règne comme roi et depuis 1209 comme empereur. En comparaison aux empereurs des Hohenstaufen, nous savons peu de lui. Sa mère, Mathilde Plantagenêt, était la sœur de Richard Cœur de Lion, ainsi il était le petit-fils de la célèbre Aliénor d’Aquitaine et neveu bien-aimé de Richard. Il passait son enfance et son adolescence avec eux à la cour angevine des Plantagenêt, parce que son père Henri le Lion, l’adversaire de Barberousse, avait été exilé. Comme enfant, Otton était l’un des otages que Richard avait du prêter au roi Henri VI. Otton est un guerrier capable, il avait appris avec Richard, mais il n’est pas cruel. Par exemple, il ne jamais fait usage du « droit impérial » de détruire des villes vaincues pour se venger, et souvent interdit à ses troupes de piller.

Mais quand Otton reprend la politique des Hohenstaufen et cherche à s’imposer en Italie du Sud, le Pape rompe avec lui et se met à soutenir Frédéric de Hohenstaufen qui vivet depuis son enfance en Sicile. De nouveau, une guerre civile éclate. Pour quelques années, ni Otton IV ni Frédéric prévalent. Finalement, en 1214, Otton IV aide son oncle Jean Sans Terre d’Angleterre dans la bataille de Bouvines contre le roi de France, et souffre une défaite cruciale qui trace la voie a Frédéric.

Frédéric II

Frédéric II fascine – soit que par sa personnalité, soit que par son chemin d’orphelin à Palerme jusqu’à empereur convaincu de l’idéal impérial. Déjà ses contemporains l’appellent « stupor mundi » (l’étonnement du monde), par ses connaissances extraordinaires de langues, philosophie, astronomie, mathématique, médecine, sciences naturelles et aussi des cultures étrangères, en particulier la culture arabe. Frédéric passe la plus grande partie de sa vie en Italie du Sud, son pays d’origine. Ici, il rédige son œuvre législatif, écrit son livre célèbre sur les faucons, « de arte venandi cum avibus », et ici il construit son château « Castel del Monte ». En Allemagne, il cède de droits et du pouvoir aux ducs de sorte qu’ils arrivent à être les seigneurs de leurs terres – un changement de politique cruciale parce qu’ensuite le pouvoir royale décline de plus en plus, tout en amenant une période d’instabilité politique et une monarchie dans laquelle le véritable pouvoir est dans les mains des ducs.

Toutefois, cet empereur si curieux et ouvert décrète des lois très rigides contre hérésie qui condamnaient les coupables à mourir sur le bûcher, parce que pour lui, hérésie n’est seulement un crime contre l’Eglise, mais aussi une crime contre la majesté de l’empereur. Le comte Heinrich III de Sayn, seigneur du château fort sur la montagne Löwenburg, est un noble très respecté et un homme courageux. Pourtant, en 1233 l’inquisiteur Konrad de Marburg l’accuse d’hérésie, prêt à le condamner à mourir sur le bûcher. Comme le comte est un homme puissant, il réussit à appeler à un tribunal de droit commun qui le proclame innocent, et ainsi sauve sa vie.

Le château fort sur la Rosenau

En ce temps-là il y avait un petit château fort sur la montagne Rosenau, mais malheureusement, nous ne savons presque rien de lui, seulement qu’en 1222 un certain Dietrich de Dorndorf se appelle Dietrich de la Rosenau. Il meurt en 1243, et déjà la même année sa famille vend le château fort au Monastère de Heisterbach, qui le détruit en 1250 à peu près.

La fin des Hohenstaufen

Pendant le règne de Frédéric II, le conflit entre les empereurs et les papes se termine de manière tragique, la « lutte finale » est une guerre ayant pour but l’extermination, en vain des nobles allemands, entre eux le comte Henri III de Sayn, essayent de servir de médiateurs. Frédéric II meurt en Décembre 1250 à Castel Fiorentino. La haine du pape le suit au-delà de la mort. Ses fils Manfred et Conrad ainsi que son petit-fils Conradin sont tués dans la lutte pour leur héritage. Le Sud de l’Italie se perd à jamais.

Références

Les images historiques sont de la Wikipedia allemande, public domain section. Le faucon est de www.openclipart.org.

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