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République de Weimar

République de Weimar

En haut, quelques impressions de la République de Weimar. Après la défaite de la Grande Guerre, l'Allemagne est en état désastreux. La guerre est terminée, mais le pays n'est pas en paix. Depuis Novembre 1918, des troupes alliées occupent la rive gauche du Rhin et des têtes de pont à Cologne, Coblence et Mayence. Une bande de 50 km de large sur la rive droite, y compris notre région, a été déclarée zone démilitarisée.

État libre de Prusse (1919-1932)

Beaucoup de gens, non seulement des socialistes, pensent que la Prusse, comme état militaire et autoritaire, pèserait trop lourd sur la jeune république. Il y a des plans sérieux pour la diviser. Mais la Prusse se maintient et en 1920 obtient une constitution démocratique. Le l'Etat libre de Prusse naisse, et le gouvernement social-démocrate sous Otto Braun lutte pour convertir la Prusse, toujours le plus grand état allemand, dans une véritable démocratie qui donne stabilité et soutien à la jeune République de Weimar.

Enfin, le système de vote restrictif est aboli en faveur du suffrage universel et tous les hommes adultes, et enfin aussi les femmes obtiennent le droit de vote. A la différence des autres états allemands, il y a toujours une majorité démocratique en Prusse. Tout au long des années de la République de Weimar, l'État libre de Prusse est un "pilier de la démocratie", comme le dit Gustav Stresemann.

Séparatisme en Rhénanie

En Rhénanie, il y a des mouvements séparatistes qui s'opposent à la Prusse, mais ils ont des plans différents pour la Rhénanie: les uns veulent une république rhénane comme partie de l'Allemagne, les autres une république indépendante et neutre. Déjà le 10 Novembre 1918, le lendemain de la proclamation de la république, certains politiciens du Parti du centre (en allemand: Zentrum) proposent la sécession de la Rhénanie de Berlin. Beaucoup de gens craignent que la Rhénanie soit annexée par la France, et que la révolution à Berlin aboutisse à une chute e bolchevique comme en Russie.

Beaucoup de ces idées sont exprimées par Konrad Adenauer (1876-1967), plus tard le premier chancelier de la République Fédérale d'Allemagne, à l'époque maire de Cologne. Il propose de diviser la Prusse et de joindre ses provinces de l'ouest dans une "République de l'Allemagne de l'Ouest" au sein de l'Empire allemand, pour briser la "caste belligérant "(en allemand: "kriegslüsterne Kaste") qui avait dominé en Prusse. Ainsi, dit-il, la république peut vivre en paix avec la France et la Belgique. Désormais Adenauer est un homme très controversé. Mais il faut être précis: Adenauer parle de séparer la Rhénanie de la Prusse, pas de l'Empire allemand - ce qu'il veut c'est un état fédéré de l'ouest de l'Allemagne, comme nous avons aujourd'hui les états Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Hesse, Brandebourg et Berlin. Il s'oppose à une séparation de la Rhénanie de l'Allemagne contre la loi ou même une union avec la France.

D'autres séparatistes sont plus radicaux. En Juin 1919, un groupe autour du Dr Hans Adam Dorten (1880-1963) occupe le bâtiment du gouvernement à Wiesbaden, Hesse, soutenu par les troupes d'occupation françaises. Dorten proclame la République rhénane au sein de l'Empire allemand. Cependant, des grèves et des manifestations de masse le forcent à prendre sa retraite quatre jours plus tard, sous protectorat français.

L'Assemblée nationale de Weimar

Les élections à l'Assemblée nationale constituante ont lieu le 19 janvier 1919. Pour la première fois, aussi les femmes peuvent voter. Le SPD émerge comme la faction la plus forte et forme une coalition avec le Parti du centre, le Parti populaire bavarois et le Parti démocratique allemande, la "coalition de Weimar" de 1919. Le 6 Février 1919, l'Assemblée nationale se réunit à Weimar, donnant ainsi son nom à la première république allemande. Le 11 Février, Friedrich Ebert (SPD) est élu Reichspräsident (président). Le 13 Février, le gouvernement provisoire attribue son pouvoir au premier gouvernement démocratique sous le chancelier Philipp Scheidemann.

Le 11 Août 1919, la Constitution de Weimar entre en vigueur. Elle est considérée comme la plus libre du monde, et accorde cette liberté et ces droits même à ses plus féroces ennemis. Le Reichspräsident est élu directement par le peuple et a une position très forte. C'est lui qui nomme et démissionne le chancelier, il peut dissoudre le Reichstag et il est commandeur en chef des forces armées, la Reichswehr. En outre, l'article 49 lui permet de promulguer des "décrets d'urgence" en cas de désaccord avec le Reichstag sur une loi. Pour la première fois, le drapeau national est noir-rouge-or.

Le Traité de Versailles

Pendant que l'Assemblée nationale débatte la constitution, les puissances victorieuses négocient la paix à Paris. Malheureusement, le président américain Woodrow Wilson ne réussit pas à mener à bien ses "quatorze points", à savoir la paix sur la base de "l'autodétermination des peuples", sans vainqueurs ni vaincus. Les conditions pour la paix sont dures: l'Allemagne perd de vastes territoires, elle doit payer des réparations très lourdes et réduire considérablement ses troupes. La Rhénanie sera démilitarisée, et les troupes alliées d'occupation y resteraient pour une période de 5 à 15 ans. En outre, les alliés avaient le droit d'occuper la rive droite aussi si l'Allemagne violait le traité. Surtout, l'Empire allemand et ses alliés sont déclarés seuls responsables de la guerre.

La délégation de Versailles, le gouvernement et le peuple, tous sont outrés et désespérés. En signe de protestation, le gouvernement de Scheidemann démissionne. Cependant, aucun gouvernement de ces années n'a le choix, le 28 juin 1919, le Traité de Versailles est signé.

Des années de violence

Pourtant, la jeune république est gravement affaiblie dès le début, ses premières années sont marquées par des putschs, des révoltes et des attentats. L'extrême gauche lutte pour une république des conseils accuse les sociaux-démocrates d'avoir trahi le mouvement ouvrier, la droite radicale aussi rejette la démocratie, et le traité de Versailles dur la rend fort. Ils montrent leur mépris pour la République de façon ouverte, et la blâment pour toute souffrance, la grande nécessité et les conditions de paix difficiles.

En mars 1920, les troupes du général Walther von Lüttwitz occupent Berlin et installent Wolfgang Kapp, un fonctionnaire de l'extrême droite, comme chancelier du nouveau gouvernement. Dans l'empire, cela aurait été de haute trahison, mais maintenant l'armée, la Reichswehr, refuse d'intervenir. Cependant, le coup échoue déjà quatre jours plus tard parce que les fonctionnaires à Berlin refusent de prendre les ordres de Kapp, et les grèves générales paralysent la capitale.

Dans la région de la Ruhr, les troubles sociaux et les grèves générales au cours du putsch de Kapp sont devenus presque une guerre civile. Une "Armée Rouge de la Ruhr" se forme avec quelques 50 000 hommes armés. Soutenu par une grève des 300 000 mineurs, ils conquièrent la région entière. En vain le ministre de l'Intérieur, Severing, lutte pour résoudre la crise sans violence. Enfin les troupes de la Reichswehr et Freicorps écrasent la révolte, tuant même de nombreuses personnes blessées selon la loi martiale jusqu'à ce Reichspräsident Ebert les arrête. Ces expériences traumatisantes laissent leurs traces: aux élections de Juin 1920, la "coalition de Weimar"perd sa majorité. Au cours des années suivantes, de nombreux cabinets de courte durée suivent.

Les forces paramilitaires se réunissent et forment des organisations secrètes qui s'octroient le droit de se venger. Matthias Erzberger, qui avait négocié l'armistice, est assassiné en 1921. Le 4 Juin, 1922 Philipp Scheidemann échappe à un attentat. Un an plus tard, le ministre des affaires étrangères Walter Rathenau est assassiné. Le pays entier est en état de choc, et pour un moment, la colère et la douleur unissent les gens, même les partis politiques.

Occupation de région de Ruhr 1923 et l'inflation

La situation devient encore plus critique quand en 1923 des troupes françaises et belges occupent la région de Ruhr parce que l'Allemagne est en retard dans le paiement des réparations.. Le gouvernement allemand appelle la résistance passive: les ordres des forces d'occupation ne sont pas obéis, et des grèves générales paralysent l'industrie, le gouvernement et le transport. Malheureusement, il y a de plus en plus des actes de sabotage et des attaques contre les forces d'occupation, plus de 100 personnes sont tués.

Avec l'occupation de région de Ruhr, aussi en Rhénanie occupée les tensions entre les troupes françaises et les habitants s'aggravent. Des troupes françaises aussi entrent dans des villes Bonn et Königswinter; quelques 350 personnes sont exilés à Bonn. Alors beaucoup de jeunes hommes qui avaient été bannis et vivaient des "subventions Ruhr" se joignent aux groupes séparatistes. Enfin, la résistance passive se preuve un échec pour le cabinet Poincaré. D'autre part, l'économie allemande est presque ruinée. La résistance passive exige de grands sacrifices. Quelques 150 000 personnes sont punies ou exilées, y compris quelque deux millions de personnes sans revenu. Les prestations payées à ces familles exigent une énorme somme d'argent que la jeune république secouée par la crise ne peut pas régler. Finalement, le gouvernement ne plus sait quoi faire d'autre sinon d'imprimer plus d'argent. Aussi les Länder, les villes et même les entreprises impriment de l'argent. Mais plus d'argent est en circulation, moins il vaut, et l'inflation déjà présent devient incontrôlable, à la fin les prix augmentent plusieurs fois par jour.

En septembre 1923, la valeur de la mark-or est en chute libre, l'économie est effondrée. C'est irresponsable de maintenir la résistance passive, même si c'est une décision impopulaire. Face au désastre économique, le nouveau chancelier Dr Gustav Stresemann appelle, en septembre 1923, à l'arrêt des actions de résistance passive et décrète l'état d'urgence dans le pays entier. Dans cette situation désespérée, le gouvernement à Berlin prend en considération de séparer la Rhénanie de l'Allemagne, au moins temporairement, et en conférer la responsabilité aux forces d'occupation.

République rhénane et de la "Bataille des Siebengebirge"

Comme la situation se détériore de plus en plus, les groupes séparatistes en Rhénanie se radicalisent, plusieurs groupes se liguent. En Octobre, les séparatistes attaquent dans les villes de Aachen, Bonn et à Coblence où ils proclament la "République Rhénane". Le 25 Octobre, les séparatistes "envahissent" Königswinter, comme rapporte la presse locale. Ce choix des mots est facile à comprendre si on se rend compte ce qui s'est passé: des étrangers entrent dans la ville, occupent la mairie à main armée et agacent les citoyens .. et tout cela sous protection du militaire français. Les séparatistes vont souvent en voiture dans les villages tout près pour réquisitionner des aliments, ou, du point de vue des gens, pour les voler. Les gens forment des groupes de défense. Le 15 novembre 1923 un combat éclate entre un groupe de séparatistes et les défenseurs du village, près du village Ägidienberg, dans lequel au moins 14 séparatistes et 2 locaux sont tués. Un monument à Ägidienberg-Hövel nous rappelle cette bataille.

Des séparatistes Rhénans, battus et tués par les citoyens Rhénans - c'est peut-être difficile à croire. Pourtant, les séparatistes ont échoué parce qu'ils n'avaient pas le support des gens. Ceux-ci ne se sentaient pas libérés, mais menacés par eux, et ils ne croyaient pas dans leur conviction patriote, surtout parce que les séparatistes étaient supportés, du moins tolérés par le militaire français. De plus, les représentants officiels de la "République Rhénane" n'étaient pas en mesure de fournir leur gens sans réquisitions et, pire encore, de tenir à l'écart des éléments criminels.

Enfin, la France et l'Angleterre s'accordent pour mettre fin aux tendances séparatistes, les séparatistes restants vont en exile, et le 28 décembre 1924 la "République Rhénane" cesse d'exister.

"Octobre Rouge" et putsch de la Brasserie de Hitler

Pourtant, l'année de crise est loin d'être terminée. En Septembre, quelques 50 000 à 60 000 hommes forment des « bataillons prolétariens» communistes, ce qui est contre le traité de Versailles. Il y a des communistes dans les gouvernements de Saxe et Thuringe. Reichspräsident Ebert et chancelier Stresemann envoient des troupes, il y a des batailles et des nombreux gens sont blessé ou tués. Enfin, les "bataillons prolétariens" sont dissous, les ministres communistes sont démissionnés. Au même temps, un soulèvement communiste à Hambourg sous Ernst Thalmann est écrasé par la police.

La Bavière est un bastion de l'extrême droite. Le 9 Novembre, 1923 Adolf Hitler tente de prendre le pouvoir par le force dans une brasserie à Munich. Le coup est un échec, Hitler est arrêté et condamné à cinq ans de prison, mais est libéré déjà vers la fin de 1924. Au cours des derniers mois de prison, il rédige "Mein Kampf" (Mon combat).

Enfin, en novembre 1923, le gouvernement introduit une nouvelle monnaie, le Rentenmark, plus tard Reichsmark. Bien que le gouvernement réduit les dépenses drastiquement et augmente les impôts, la stabilité de la nouvelle monnaie rend l'espoir aux gens à la fin de l'année de crise 1923.

Cinq ans de stabilité

Les années suivantes permettent la jeune république de rétablir un peu l'économie et la stabilité politique. Un comité international met en œuvre le plan Dawes pour régler le paiement des réparations L'Allemagne peut reprendre son souffle, obtient des crédits de l'étranger, et le droit des alliés aux sanctions est limité. Ainsi, l'économie allemande se rétablie graduellement et en 1928 atteint le niveau de production de 1913. On fait aussi beaucoup pour le gens : l'assurance-chômage, une journée de travail de huit heures, une meilleure protection pour les jeunes mères au travail, des congés payés, des logements, éducation et d'autres bienfaits.

Briand y Stresemann

Quant à la politique étrangère, ces années sont marquées par Aristide Briand de la France et Gustav Stresemann de l'Allemagne. Les deux luttent pour l'entente au lieu de l'hostilité. Dans le traité de Locarno, l'Allemagne accepte la frontière occidentale et de maintenir la Rhénanie comme une zone démilitarisée. A partir de juillet 1925, les troupes françaises se retirent de la Ruhr. En 1926, l'Allemagne rejoint la Société des Nations. La même année, Briand et Stresemann reçoivent le prix Nobel de la paix. En Juin 1930, les dernières troupes se retirent de la Rhénanie.

Pourtant, ni tous les Allemands ni tous les Français ne sont prêts à un accord politique, Briand et Stresemann sont violemment critiqués dans leurs pays et, peu après, Briand est remplacé par Poincaré. Aux élections générales au Reichstag en 1928, le Parti national du peuple allemand (en allemand: Deutschnationale Volkspartei, abrégé en DNVP), devient le deuxième plus fort parti après une campagne contre le traité de Locarno.

Dérive vers la droite

Après la mort du Reichspräsident Friedrich Ebert en 1925, le peuple allemand élit le maréchal Hindenburg. Vainqueur de la bataille de Tannenberg et chef du grand état-major de l'Armée impériale allemande 1916, il représente la tradition nationale conservatrice, et n'a pas perdu son prestige militaire. Pour beaucoup de gens, en particulier les troupes, Hindenburg est un "substitut d'empereur". Hindenburg a 78 ans quand il a prend ses fonctions.

Le déclin

En Allemagne, la reprise économique des années 1924-1929 était possible par des crédits de l'étranger. Mais le 25 Octobre 1929, une débâcle boursière déclenche à New York, la crise boursière mène à la Grande Dépression qui entraîne avec soi le monde non-soviétique dans l'abîme: le chômage et la pauvreté explosent, partout il y a des faillites bancaires et des effondrements de crédit. En Allemagne, la dépression mène à l'effondrement économique, au chômage de masse et à la paupérisation. Beaucoup de gens perdent tout.

Alors les extrémistes deviennent de plus en plus forts, y compris Adolf Hitler et son mouvement national-socialiste. Lors des élections de 1930, les nazis deviennent le deuxième plus grand parti au Reichstag, et dans les rues ils terrorisent leurs opposants. Le mouvement est antisémite, anticommuniste et il fait des plans pour abroger le système démocratique.

A cette époque, la démocratie parlementaire déjà n'existe plus. La dernière coalition de partis démocratiques s'est rompue en 1928. Reichspräsident Hindenburg a nommé Heinrich Brüning du Parti du centre comme chancelier, mais il n'a pas de majorité au Reichstag et gouverne par décrets d'urgence promulgué par Hindenburg. Donc, en parle des "cabinets présidentiels". Mais Brüning a des ennemis puissants, et le 30 mai 1932 il doit démissionner. Franz von Papen, un ardent conservateur, est nommé chancelier.

"Preussenschlag" (Coup contre l'état de Prusse)

Tout au long des années de la République de Weimar, l'État libre de Prusse était un pilier de la démocratie. Le gouvernement lutte pour la démocratie jusqu'au dernier moment. En Prusse, les groupes paramilitaires d'Hitler, le SA et le SS, le Stahlhelm et d'autres groupes extrémistes sont interdits, et les extrémistes sont exclus du service public. Mais le gouvernement prussien social-démocrate a des ennemis puissants. Sous prétexte qu'il ne puisse plus maintenir l'ordre public, le chancelier von Papen lance un décret d'urgence le 20 Juillet, 1932, qui met fin au gouvernement démocratique et s'installe comme commissaire du Reich pour la Prusse. De fait, l'Etat de Prusse n'existe plus.

La chancellerie d'Hitler

Lors des élections en juillet 1932, les nazis deviennent le parti le fort au Reichstag. Le 30 Janvier 1933, sous la pression de l'ancien chancelier Franz von Papen et d'autres conservateurs, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier d'une coalition de nazis et les conservateurs.

Références

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Kondolenzbesuch Eberts im Hause Rathenau, 1923, Bundesarchiv, Bild 102-00001A / Unknown / CC-BY-SA.
Französische Soldaten auf Ehrenbreitstein, Koblenz, Bundesarchiv, Bild 102-08810 / unbekannt / CC-BY-SA;
Carl Severing 1923, Bundesarchiv, Bild 102-00145 / CC-BY-SA;
Dankveranstaltung bei Friedrich Ebert, Bundesarchiv, Bild 102-00488 / CC-BY-SA
Bundesarchiv, Verordnung über den Ausnahmezustand, Bild 102-13680 / CC-BY-SA

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