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Drachenfelsbahn et la cathédrale de Cologne - le temps de Bismarck

Le temps de Bismarck

Allemagne, vers 1871. En haut l'hôtel Margarethenhof et l'empéreur Guillaume I. L'Empire est un état fédéral composé de 25 états, 22 monarchies et trois villes libres de Hambourg, Lübeck et Brême, et aussi Alsace et la Lorraine.

Guillaume Ier et Bismarck

Guillaume I (en allemand Wilhelm, 1861-1888) est un des plus célèbres monarques de la Prusse et de l'Allemagne. Pour près de 30 ans, lui et son "chancelier de fer" Otto von Bismarck, règnent la Prusse et a ensuite l'Allemagne.

Avec l'unification, un vœux de beaucoup de gens a été réalisé. Cependant, avec environ 10 millions d'Allemands en Autriche qui alors vivent en dehors de l'Empire, la Prusse domine l'Allemagne: elle est de loin le plus grand état, avec la plus grande armée, la couronne est héréditaire dans la dynastie des Hohenzollern, et le ministre-président de Prusse est à la fois le chancelier de l'Empire. L'Allemagne n'est pas l'état démocratique pour lequel les révolutionnaires de 1848/49 avaient lutté, mais un état autoritaire à plus d'un titre: la constitution de 1871 donne des larges pouvoirs à l'empereur (en allemand: Kaiser) et au chancelier. Celui-ci est responsable devant l'empereur, ne pas devant le parlement, le Reichstag. En outre, en Prusse comme le plus grand état un suffrage censitaire restrictif est appliqué qui favorise les plus riches, et e exclue la plus grande partie pauvre de la population.

"Gründerzeit" - époque des fondateurs

L'unification est un catalyseur pour l'économie de l'empire. Maintenant, les mesures, les poids et les pièces de monnaie ainsi que la jurisprudence sont unifiés, et les réparations que paye la France apportent une pluie d'argent dans le pays. On construit des chemins de fer et de nouvelles usines, et l'Allemagne devient une puissance industrielle. Ceux qui ont de l'argent achètent des actions et se font construire des maisons magnifiques.

Bien que les monarques et aristocrates peuvent maintenir leur rôle de leader dans la politique jusqu'à la Première Guerre mondiale, le dix-neuvième siècle est marquée par la classe moyenne riche et bien éduquée : des avocats, des médecins, des architectes et des fonctionnaires. Avec l'industrialisation, les propriétaires d'usines, les banquiers et les propriétaires du capital deviennent de plus en plus influents. Au bas de l'échelle sont les ouvriers de l'industrie.

Depuis les années 1850, on parle de la révolution industrielle. De plus en plus de gens cherchent du travail dans les usines: des artisans qui devaient cesser leurs activités, des ouvriers et les fils des petits agriculteurs dont la ferme ne nourrit plus tous. Un nouveau segment de la population apparait: la classe ouvrière industrielle. Dans de nombreuses régions, des villes nouvelles apparaissent, par exemple dans la région de la Ruhr. Les conditions de vie et de travail sont souvent misérables.

La crise économique mondiale de 1875 atteint l'empire durement, presque vingt années de stagnation suivent. Les petits artisans et commerçants ont peur du déclassement social, beaucoup perdent leur capital. Entre 1865 et 1890 plus de 10 millions émigrent de l'Europe aux Etats-Unis.

Kulturkampf - le combat des Bismarck pour son idéal de société (1872-1880)

Après l'exclusion de l'Autriche, la puissance catholique, les protestants dominent dans l'Empire, étant donné que la dynastie de Hohenzollern et la plupart des membres du gouvernement sont protestants. En Rhénanie, dominée par le catholicisme depuis des siècles, les tensions entre catholiques et protestants s'aggravent, et le parti catholique, le Zentrum, gagne de plus en plus de votes.

Cependant, l'Église catholique n'est pas en paix. Les adeptes de la ligne papale strictement conservatrice luttent contre les catholiques modérés et libéraux. Sous le Pape très conservateur Pie IX, la crise devient explosive: en 1864, il publie le "Syllabus Errorum" et condamne toute idée différente de la sienne, on 1870 le premier concile œcuménique du Vatican proclame l'infaillibilité du Pape en matières de foi et de morale. Une minorité parmi les catholiques rejettent ce dogme et se rassemblent dans l'Église vieille-catholique. Les sanctions de l'Eglise catholique romaine suivent promptement, entre autre elle exige que le gouvernement démissionne les enseignants "indisciplinés". Bismarck est alarmé - les professeurs sont des fonctionnaires de l'état, et il craigne que l'autorité du Pape devienne plus fort que celle de l'empereur. Alors il refuse, soutenu par les libéraux et les vieux-catholiques.

Ensuite, Bismarck promulgue une série de lois pour mettre fin à l'influence de l'Eglise catholique dans l'empire. Les archevêques de Cologne, Münster et Trèves sont emprisonnés ou expulsés, des évêchés et paroisses sont vacants, les écoles et les ordres catholiques sont interdites. Mais la grande majorité des catholiques ne se rendait pas. Au contraire, des nouveaux ordres et monastères, des hôpitaux, des orphelinats et des organisations caritatives apparaissent, la presse catholique et Zentrum deviennent plus fortes. Enfin, la catholicisme ressort renforcé du Kulturkampf, les méthodes de Bismarck sont critiqués même par ses alliés entre les protestants, et l'Impératrice Augusta le combat.

Bismarck se rend compte qu'il ne peut pas gagner ce combat. Quand le pape Pie IX meurt en 1878, il négocie un accord avec la nouveau Pape plus modéré. Dans les années suivantes, plusieurs lois sont assouplies. La célébration de l'achèvement de la cathédrale de Cologne après 40 ans de travail devrait sceller la paix entre l'Etat de Bismarck et l'Église catholique. Empereur Guillaume Ier et l'impératrice Augusta se rendent à Cologne pour assister aux célébrations. Cependant, l'atmosphère est froide, et les tensions restent.

Les lois antisocialistes

Déjà en 1878, un autre conflit commence: la lutte contre les socialistes. A cette époque, les socialistes dirigés par August Bebel sont près du marxisme, pour eux, l'état de Bismarck est l'ennemi de la classe ouvrière. Par conséquent, nulle coopération n'est possible, bien que Bismarck se rende compte de la misère des ouvriers et veut les aider. Deux tentatives d'attentat contre l'empereur Guillaume Ier lui servent comme prétexte pour imposer une loi contre les socialistes au Reichstag, bien que les socialistes n'aient rien à voir avec les attentats. De 1878-1890, toutes les réunions et les manifestations sont interdites, ainsi que des journaux et des livres, et de nombreux sociaux-démocrates sont emprisonnés ou déportés. Cependant, les épreuves endurées renforcent la cohésion entre les sociaux-démocrates, et ils gagnent de plus en plus de votes aux élections.

Lois sociales

Au même temps, Bismarck se rend compte que la classe ouvrière mène une vie dans des mauvaises conditions et que son état doit les aider. Contre une résistance farouche de la gauche et la droite, il établit un remarquable système de protection sociale: une assurance maladie, une assurance couvrant les accidents, une assurance et un système de retraite. À l'époque, il est le meilleur système de protection sociale dans le monde, mais il ne gagne pas la classe ouvrière à son état.

Chemin de fer à crémaillère

Beaucoup de gens ont découvert les Siebengebirge pour leur excursions et laissent assez d'argent dans les hôtels, restaurants, etc. En 1883, le train à crémaillère au Drachenfels, en allemand Drachenfelsbahn, est mise en service, c'est le premier en Allemagne. A cette époque là, il a une machine à vapeur, vous pouvez voir une vielle locomotive au bout du Drachenfels en face de la station.

Autre ligne de chemin de fer à crémaillère est construite pour le Petersberg et mise en service en 1888.

Impérialisme

Tandis que la politique étrangère Bismarck vise à assurer l'Empire allemand en Europe, l'Angleterre, la France et la Russie ont déjà des colonies en Afrique, Asie, Amérique du Sud et dans le Pacifique. Pour longtemps, Bismarck hésite, mais enfin aussi l'Allemagne établit des colonies au Togo, au Cameroun, Afrique de Sud-Ouest et Afrique de l'Est, dans le Pacifique Kaiser-Wilhelm-Land en Nouvelle-Guinée, l'archipel Bismarck et les îles Marshall.

L'année des trois empereurs

Le 9 Mars 1888, l'empereur Guillaume Ier meurt peu de temps avant son 91e anniversaire à Berlin, laissant son peuple en deuil. Son fils Frédéric III (allemand: Friedrich III, 1888) ne peut pas joindre la procession funèbre à travers de Berlin, parce qu'il souffre d'un cancer du larynx incurable. Frédéric III meurt 99 jours plus tard, le 15 Juin 1888, dans son Nouveau Palais bien-aimé dans le parc de Sanssouci à Potsdam. Son fils Guillaume II (allemand Wilhelm, 1888-1918) lui succède.

Malgré tous ses services rendus, le temps de Bismarck se termine.

Références

Les images sont de www.zeno.org zenodat et de la Wikipedia allemande, public domain section.