Napoléon et le Grand-Duché de Berg

Siebengebirge histoire, temps de Napoléon
Königwinter au Rhin

En 1789, la Révolution française a bouleversé les monarchies de l’Europe. Quand les armées prussiennes et autrichiennes marchaient sur Paris, les Jacobins ont pris l’avantage et ont proclamé la république.

Après leur tentative d’évasion ratée, le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, fille cadette de Marie-Thérèse étaient en prison. Les tribunal révolutionnaires les a déclarés coupables, et ils ont été exécutés en 1793.

Après avoir la marche des alliés sur Paris, les troupes francais ont commencé leur contre-attaque. Les armées de la Prusse et de l’Autriche alors étaient confrontées par une armée d’un peuple qui luttait pour son pays et ses idées révolutionnaires. Leur chant de guerre, la Marseillaise, est devenu l’hymne national français.

Le Rhin comme frontière

Les troupes françaises ont occupé la rive gauche du Rhin, le 6 Octobre 1794 elles ont conquis Bonn. De facto, le Rhin était alors la frontière entre la France révolutionnaire et le Saint Empire romain germanique. Néanmoins, de nombreuses personnes ont bien accueilli les Français, parce qu’avec eux, les idées de la Révolution française sont arrivées. La libération du servage, la liberté du commerce et l’abolition des privilèges de l’aristocratie.

Entretemps, la Russie, l’Autriche et la Prusse avaient partagé la Pologne entre eux pour une deuxième (1793) et une troisième (1795) fois. Le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II (en allemand Friedrich Willhelm, 1786-1797) a annexé de vastes territoires. Pour se concentrer sur ses nouveaux territoires dans l’Est, le roi a négocié la paix avec la France. Dès qu’on lui a garantie une compensation pour les territoires perdus sur la rive gauche du Rhin (Clèves), il a conclé la paix de Bâle en 1795. Pendant les dix années suivantes, la Prusse restait neutre.

Déjà dans la même année, des troupes françaises ont traversé le Rhin pour lutter contre les troupes impériales autrichiennes. Les soldats des deux armées défilaient dans notre région, et les troupes impériales avaient besoin d’hébergement et de la nourriture.

La fin de l’Ancien Empire

En France, Napoléon Bonaparte a pris le pouvoir dans son coup d’Etat du 9 Novembre 1799. Cinq ans plus tard, en 1804, il s’est fait couronner empereur. Pendant des années, l’Autriche, la Prusse et la Russie n’étaient pas en mesure de s’opposer à lui.

Les victoires de Napoléon

Après la victoire de Napoléon sur les Autrichiens en Italie, l’Empereur François II (en allemand Franz II) a du céder des territoires des Habsbourg à la France ( traité de Campo-Formio du 17 Octobre 1797)- En outre, il a du reconnaître de jure le Rhin comme frontière entre la France et l’Empire. Le rive gauche occupée est alors devenu territoire français. Quatre ans plus tard, le 8 Février 1801, on a conclué le traité de Lunéville qui confirmait l’annexion de la rive gauche par la France. De plus, il obligeait le Saint Empire romain germanique à compenser les princes et ducs qui avaient perdu des territoires sur la rive gauche.

Recès de la Diète d’Empire

Le 23 Février 1803, le Reichstag (diète) a adopté une résolution sur la façon de régler ces compensations, dénommé « Reichsdeputationshauptschluss ». On a sécularisé les états ecclésiastiques et donné leurs territoires à d’autres principautés laïques voisins. En d’autres termes : la plupart des évêques et archevêques a été dépossédée. En outre, presque tous les petits états ont perdu leur souveraineté, on les a rattachés à d’autres états (médiatisation).

Après des centaines d’années, les états ecclésiastiques et presque tous les petits états ont disparu de la carte. Cela a bouleversé le Saint Empire. De plus, certains princes qui étaient en bons termes avec Napoléon ont bien profité. En guise de compensation ils ont gagné plus de ce qu’ils avaient perdu. Parmi eux étaient les états de Bavière et du Wurtemberg, élevés à royaumes peu après par Napoléon.

Aussi l’archevêché de Cologne avait disparu de la carte. Le dernier archevêque Maximilian Franz de Habsbourg, le fils cadet de Marie-Thérèse, a du s’enfuir. Ses territoires sur la rive droite du Rhin sont tombés aux mains du comte de Berg.

Trafalgar et Austerlitz

En Europe, l’Autriche, la Suède, la Russie et l’Angleterre à nouveau ont uni leurs forces contre Napoléon. Dans la bataille de Trafalgar, le 21 Octobre 1805, la flotte française a subi une défaite dévastatrice par la marine royale britannique sous le commandement de l’amiral Lord Nelson. Deux mois plus tard, lors de la bataille d’Austerlitz le 2 Décembre 1805, Napoléon, soutenu par les troupes de Bavière et du Wurtemberg, a battu les armées du tsar russe Alexandre Ier et l’empereur François II.

Confédération du Rhin

Les armées de Napoléon alors contrôlaient une grande partie du Saint Empire romain germanique. La plupart des états allemands sur la rive droite se sont joints et ont formé forment la « Confédération du Rhin » (1806) sous la protection de Napoléon. Dans la suite des événements, la plupart des autres se sont joints jusqu’à ce que seulement la Prusse, l’Autriche, Holstein (danois) et la Poméranie (suédoise) restaient dehors. De facto, le Saint Empire romain germanique n’existait plus. Poussé par Napoléon, François II a abdiqué et a déclaré la dissolution du Saint-Empire romain germanique. Désormais, il était « empereur d’Autriche ».

Le Grand-Duché de Berg comme état modèle

Le 15 Mars 1806, le duc de Berg a cédé le duché à Napoléon, après avoir reçu la couronne de Bavière.

Par décret du 26 Mars 1806, Napoléon a nomme son maréchal et beau-frère Joachim Murat comme grand-duc. Quand Murat est devenu roi de Naples en 1808, Napoléon lui-même a gouverné le Grand-Duché de Berg. Le 12 Février 1808, le servage a été est aboli, le 1er Janvier 1810, le franc français a été introduit. Au même temps, le Code civil, aussi appelé Code Napoléon, est entré en vigueur et garantissait l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Beaucoup de changementsétaient des changements pour le meilleur.

Mais Napoléon a aussi levé des soldats en Rhénanie pour se battre dans ses campagnes. Depuis 1806, le service militaire dans l’armée française était obligatoire, le Grand-Duché de Berg devait recruter 5000 soldat par an pour les guerres de Napoléon. Des soldats de Berg luttaient contre la Prusse et en Espagne. Dans les guerres napoléoniennes plus tard, d’innombrables soldats français et auxiliaires perdaient leur vie. Ainsi la résistance contre Napoléon augmentait.

À l’époque dans les Siebengebirge

Napoléon a agrandit son territoire et l’a élèvé au Grand-Duché de Berg. Alors aussi la ville de Königswinter avec les montagnes Wolkenburg et Drachenfels faisait part du nouveau Grand-Duché de Berg. Napoléon a organisé le Grand-Duché de Berg selon le modèle francais, comme état modèle pour la Confédération du Rhin.

La campagne de Prusse

Après dix ans de neutralité, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III (en allemand Friedrich Wilhelm, 1797-1840) a pris les armes contre Napoléon, sans alliés. Dans la bataille d’Iéna, la Prusse a subi une défaite dévastatrice, le roi et sa famille on du s’enfuir vers Memel en Prusse orientale, et Napoléon a fait son entrée à Berlin à la tête de ses troupes. Par le traité de Tilsit en 1807, la Prusse a perdu près de la moitié de ses territoires, y compris tous les propriétés à l’ouest du fleuve Elbe. Elle est occupée et forcée dans une alliance militaire avec Napoléon En vain la reine Louise a demandé des termes plus cléments.

Alors Napoléon a créé le royaume de Westphalie sous son frère cadet Jérôme, pour devenir un état modèle.

Dans cette période difficile, de grands hommes tels que Stein et Hardenberg se chargent d’une réforme et d’une modernisation de l’état prussien.

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