Drachenfels

Drachenfels, vue du Ölberg
Drachenfels, vue du Ölberg

Mont Drachenfels, en français le « rocher du dragon », est certainement la plus fameuse des Siebengebirge. Il a déjà inspiré des poètes tels que Lord Byron et Heinrich Heine. De nos jours, il attire de nombreux visiteurs chaque année.

Si vous faites une excursion en bateau sur le Rhin ou un voyage en train entre Cologne et Francfort, et vous arrivez à la hauteur de Bonn-Bad Godesberg sur la rive gauche et Königswinter et Bad Honnef sur la rive droite, vous avez une vue magnifique sur Mont Drachenfels. Pour beaucoup de gens dans notre région, revoir le Drachenfels après un voyage signifie qu’on est rentré chez soi.

Monter jusqu’au Drachenfels

La montée est un petit défi, mais une promenade a travers de la vallée Nachtigallental, le vieux sentier des ânes « Eselsweg » ou par la « forêt sauvage », partant de la ville de Rhöndorf, va certainement vous faire plaisir. De l’arrêt de l’autobus Wintermühlenhof, un chemin pavé mène à la maison Hirschburg et plus loin en direction du Drachenfels. Bien sûr, vous pouvez aussi prendre la Drachenfelsbahn, le train à crémaillère historique au Drachenfels. Oui, c’est historique car il roule depuis 1883, jadis équipé d’une machine à vapeur. Cétait le premier chemin de fer à crémaillère en Allemagne.

D’en haut, vous avez une vue magnifique sur la vallée du Rhin, les jours de beau temps jusqu’à Cologne.

Le château fort Drachenfels

Vous pouvez visiter la ruine du château fort médiéval au sommet. Le château a été construit en 1140-1167 comme forteresse des archevêques de Cologne, à la frontière sud de leur territoire. C’était un château fort au sommet d’une colline, bien protégé par sa position et ses bretèches. Des attaquants ne pouvaient guère apporter de l’équipement de siège lourd, et ils étaient également exposés aux flèches en feu et aux pierres.

Les burgraves

Vers 1225, le premier burgrave est apparu dans les sources historiques. En 1248, on a commencé à construire la cathédrale gothique de Cologne. Comme le trachyte du Drachenfels était la pierre parfaite, on a vite conclu un marché avec les burgraves, et ils ont vite fait une fortune considérable. Sur le plan économique, c’étaient de bons temps.

Sur plan politique, cependent, les temps étaient difficiles. Dans les années 1280, les burggraves étaient impliqués dans la guerre régionale de la succession du duché Limbourg entre l’archevêque Siegfried II de Cologne et le duc Jean Ier de Brabant. Ils ont subi une défaite en 1288 dans la bataille de Worringen et fait captifs. Desormais les burgraves étaient des vassaux involuntaires du comte de Berg.

Pourtant, ils se sont remis. À la fin du Moyen Âge, nous rencontrons le plus célèbre burgrave du Drachenfels, Godart (1388-1428). Une anecdote dit qu’il portait une magnifique bague – avec un morceau de trachyte du Drachenfels ! Pourtant, Godart ne vivait au château fort, mais dans un appartement de ville confortable et chauffé à Königswinter. 

Conflit familiale

Depuis le milieu du XVe siècle, la famille des Burgraves de Drachenfels était en conflit. Nous n’en savons pas beaucoup, car on se guerroyait un peu partout dans la région. En 1493, le burgrave Heinrich a tué son cousin Claus. Encore aujourd’hui, une croix en pierre s’élève à la scène du crime, un endroit du nom de Kuckstein (devant la Nibelungenhalle). Heinrich était le dernier des comtes du Drachenfels, il est mort en 1530.

La fin du château fort

Cent ans plus tard, la guerres des Trente Ans rageait en Europe, ces années étaient terribles. En 1633, d’abord les Suédois et ensuite les Espagnols ont occupé le château fort. En 1642, l’Archevêque de Cologne a fait détruire ce qui en restait. Le temps des châteaux était passé.

Article détaillé : château fort Drachenfels
Vous pouvez en lire plus sur le château fort au sommet du mont Drachenfels et les burgraves au Moyen Âge plein et au Moyen Âge tardif dans le chapitre « châteaux forts ».
Château fort Drachenfels

Château Drachenburg

A mi-chemin se trouve le château Drachenburg. C’est ici que le baron Sarter de Bonn a réalisé un rêve à la fin du XIXe siècle. On appelle ce style est « historicisme », car il utilise des formes historiques, mais qui les exagère et mélange. Aujourd’hui, la basse-cour extérieure abrite le Musée d’histoire de la conservation de la nature.

Carrières romaines

Avec tant de romantisme du Rhin, on pourrait oublier que le Drachenfels a son histoire mouvementée. Déjà les Romains exploitaient une carrière de trachyte au mont Drachenfels. Ils faisait glissers les rochers en bas de la colline vers la rive du Rhin. Alors ils les mettaient sur des bateaux dans leur petite station de chargement au sud de l’actuel Königswinter.Les historiens et les experts locaux se demandent si ce n’était pas un petit port romain après tout. Quoi qu’il en soit, au villes romaines Bonn et Cologne, et même à Xanten et Nimègue on construisait avec du trachyte du Drachenfels.

Le romantisme découvre le Rhin

Après la victoire sur Napoléon, la fin de décennies de guerre, il était possible de voyager à nouveau. C’étaient d’abord les voyageurs britanniques qui ont découvert la la vallée du Rhin. Lord Byron a dédié un poème au Drachenfels. Les romantiques parmi les poètes et les peintres aimaient l’étroite vallée du Rhin moyen avec ses nombreuses ruines de château forts.

Mais pas seulement eux, le prince héritier Frédéric Guillaume de Prusse est également venu. Oui, à cette époque-là, après la Congrès de Vienne, notre région fait part de la « Province du Rhin » au Royaume de Prusse. Il s’est rendu se rendit au Drachenfels deux fois en 1815 et 1817, c’était en un coup de chance comme on verrait plus tard.

Sauver mont Drachenfels

La réouverture des carrières

En 1823, à Cologne, on était en train de réparer la cathédrale de Cologne qui était encore inachevée. Comme des grandes parties étaient construites avec du trachyte du Drachenfels, la loge des constructeurs de la cathédrale le demandait. C’était bien intéressant et lucratif pour les concasseurs de pierres de Königswinter. Mais le sommet du Drachenfels avec les carrières ne leur appartenait pas, et beaucoup de gens étaient inquiets puisque les dégâts déjà causés au Drachenfels étaient alarmants. Les négociations ont duré longtemps, mais n’ont pas abouti, et finalement les concasseurs de pierres ont pu acheter la zone. Les carrières ont été réouvertes.

Beaucoup de gens étaient inquiets car les dégâts avaient pris des formes menaçantes et une partie des murs extérieurs s’était effondrée. Ils craignaient pour la sécurité des travailleurs dans les vignobles, des randonneurs et des environs en général. Ils étaient également préoccupés par la préservation des ruines.

L’État Prusse vient au sécours

Alors mont Drachenfels a reçu l’aide d’une personne éminente. Le prince héritier Frédéric Guillaume IV avait lu dans un journal la réouverture des carrières et avait agi immédiatement : Son maréchal de cour a écrit à l’Oberpräsident (le plus haut représentant de l’État de Prusse au sein d’une province prussienne) à Coblence, que le prince héritier ainsi que toute la famille royale étaient très soucieux de la préservation de la ruines du Drachenfels.

Par la suite, une bataille juridique longue et acharnée rageait entre les concasseurs de pieeres, des citoyens engagés et les autorités prussiennes. Enfin le roi Frédéric Guillaume III lui-même a dû décider. En 1836, le gouvernement prussien a achèté le sommet du Drachenfels avec la ruine, pour 10.000 thaler, et décrété de fermer toutes les carrières. Alors mont Drachenfels a été classé monument historique et mis sous protection.

Guide des noms allemands
Drachenfels, masculin en allemand, ce traduit comme « le rocher du dragon. » C’est peut-être une référence à une vieille légende selon laquelle Siegfried a tué un dragon ici.

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